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Saône et Loire - Département

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Le tracé de charpente

Le tracé de charpente, technique de dessin appliqué à la construction, a été classé en 2009 par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Pierre-François Guillon, dans le cadre de son école professionnelle, enseignait cet art du trait.

"L’art du tracé de charpente vise à maîtriser en trois dimensions la conception d’un édifice complexe en bois. Ce savoir-faire traditionnel va à contre-courant de la standardisation contemporaine, en valorisant la place de la personne du bâtisseur dans la construction et en insufflant une pensée créatrice aux bâtiments. Le tracé de charpente regroupe les moyens graphiques en usage depuis le XIIIe siècle en France permettant d’exprimer, par le dessin et avec la plus grande précision, la réalité des volumes d’un édifice, de leurs imbrications ainsi que les caractéristiques des pièces de bois qui permettent de les composer. Il fait l’objet d’un enseignement particulier, tout à fait distinct de la théorie et de la pratique de l’architecture. Par ce procédé, le charpentier peut déterminer, au sol et en préfabrication, toutes les pièces, aussi complexes soient-elles, et être ainsi certain qu’au moment de la mise en place de la charpente tous les assemblages s’emboîteront parfaitement. Les charpentiers appartenant aux sociétés de compagnonnage reconnaissent en outre à l’art du tracé une portée symbolique et initiatique, qui demeure confidentielle. Cet art occupe un rôle central dans le système de valeurs des Compagnons du Tour de France, par exemple. L’enseignement particulier du tracé est actuellement assuré dans plusieurs dizaines de centres de formation, maisons de compagnons et entreprises."

Source : Unesco

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Le saviez-vous

Pierre-François Guillon avait défini cent vingt-deux cours dessinés à l’encre de chine noire sur de grandes feuilles de papier blanc, des explications sur chacun d’eux permettaient d’aider à l’exécution du tracé. Chaque cours réalisé par les élèves était corrigé, expliqué puis le tampon de l’école était apposé sur le dessin appelé épure.

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